... et jeter l'allumette
La forme et le fond sont les deux faces d’un même devoir : s’exprimer. Aussi, l’Usinagaz revendique une approche particulière du langage.
Voici l’ennemi
L’ennemi, c’est la langue de bois, celle des journalistes et des politiciens, qui dit tout et ne dis rien. L’ennemi, c’est le consensus mou, le conformisme, le langage instrumental des machines. L’ennemi, c’est le sens du poil qui conforte le silence.
Réhabiliter le langage
A force de répandre toute sorte de banalités, on nous a persuadé que le langage n’est qu’un instrument neutre. Mais le langage est bien plus : il est un passage nécessaire entre les hommes, entre ceux qui émettent et ceux qui reçoivent. Le langage est un brouilleur puissant et obligatoire.
L’Usinagaz entend donc jouer sur le langage. Comment ?
- Subversion ! – Reprenons les discours dominants, recopions, répétons comme des perroquets jusqu’à ce que le téléphone arabe ait fait son travail… et l’absurde jaillira de lui-même. Aussi, nous avons un goût immodéré pour le pastiche du journalisme et du discours savant.
- Subjectivité ! – L’objectivité nous ennuie et nous enchaîne. En récupérant intégralement leur droit de penser, les individus peuvent et doivent apporter une vision vivante du monde - et par là, permettre l’échange humain. Aussi, qu’il soit donné à chacun de se rendre au fond de lui-même pour y puiser ses trésors.
- Expérimentation ! – La puissance du langage dépend de notre capacité à l’inventer. Nous voulons pour cela ouvrir nos pages à l’expérimentation, à la recherche de formes nouvelles, aux jeux de l’expression. Enfin : mettre la forme au service du fond.
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